À propos
Un site informatif pour remettre la consommation de l'IA à sa juste place, chiffres à l'appui.
Notre but
HowManyPrompts a un but purement informatif : remettre à sa juste place la consommation réelle d'un prompt d'IA générative. On la met en regard des gestes du quotidien, et même d'une simple recherche Google, pour donner des ordres de grandeur concrets plutôt que des impressions.
L'objectif n'est ni de diaboliser l'IA, ni de la survendre. Les grands modèles de langage (LLM) sont des outils qui font gagner du temps, déjà intégrés au quotidien de centaines de millions de personnes ; comme toute technologie, ils consomment des ressources. Comprendre cette consommation, sans catastrophisme ni déni, c'est pouvoir les utiliser de façon lucide.
D'où viennent les chiffres
Toutes les données proviennent de sources publiques et vérifiées : agences publiques (ADEME, US EPA / DOE / EIA, EEA), instituts de recherche et publications scientifiques (Water Footprint Network, Our World in Data d'après Poore & Nemecek, arXiv), l'Agence internationale de l'énergie (IEA), et les chiffres officiels des acteurs de l'IA (Google, OpenAI, Epoch AI).
Quand les sources divergent, on retient une médiane crédible et on affiche la fourchette : des ordres de grandeur honnêtes, jamais une fausse précision. Chaque valeur est datée et reliée à sa source.
Mettre un prompt en perspective
Un prompt texte moyen consomme de l'ordre de 0,3 Wh, 0,3 mL d'eau et 0,2 g de CO₂, soit à peu près l'énergie d'une recherche Google, et quelques gouttes d'eau. À l'unité, c'est minuscule.
- 1 prompt IA≈ recherche Google
- Bouilloire (1 tasse)22 Wh · ~73×
- Aspirateur 10 min90 Wh · ~300×
- Four 1 h2 100 Wh · ~7 000×
Mais l'unité n'est pas toute l'histoire : multipliée par des milliards de requêtes par jour, la consommation devient significative à l'échelle mondiale. Les deux choses sont vraies en même temps, et c'est justement ce que ce site aide à visualiser.
Le débat, honnêtement : deux lectures
Sur l'impact de l'IA, deux camps coexistent, et chacun a des arguments solides. On les présente côte à côte.
- L'impact unitaire est faible : ~0,3 Wh, comparable à une recherche Google (Google, OpenAI, Epoch AI).
- L'efficacité progresse : les nouveaux modèles consomment moins par requête (Google : 0,24 Wh).
- Des bénéfices concrets : productivité, aide au diagnostic médical, recherche climatique, accessibilité.
- Comparé au streaming, à la viande, à la voiture ou à l'avion, l'IA reste modeste par personne.
- L'effet d'échelle est réel : ~2,5 milliards de prompts/jour ; les data centers pèsent déjà ~1 à 1,5 % de l'électricité mondiale et croissent vite (IEA).
- Les modèles de raisonnement et surtout la vidéo consomment beaucoup plus (jusqu'à ×1 000).
- Eau et stress hydrique local autour des data centers (UC Riverside, Water Footprint Network).
- Emploi, biais, vie privée, concentration du pouvoir : jusqu'à ~40 % des heures travaillées pourraient être touchées (WEF, ILO, Stanford HAI).
IA et emploi : une transformation, pas une nouveauté
Comme à chaque grande révolution, l'industrie puis le web, des métiers se transforment ou disparaissent pendant que d'autres émergent. L'IA générative s'inscrit dans cette continuité. Les études (WEF « Future of Jobs », OCDE, PwC) pointent surtout une transformation des tâches plutôt qu'un remplacement pur : l'outil augmente l'expert plus qu'il ne le remplace, là où le jugement, la responsabilité et le contexte humain restent décisifs.
Notre position
Ni technophiles béats, ni technophobes. Nous pensons que rester conscient de l'évolution de l'IA, de ses usages et de ses coûts est la meilleure façon d'en tirer parti, sans naïveté ni peur. Ce site donne les chiffres ; les conclusions, chacun se les fait.
Transparence
Fabriquer ce site (recherche et conception assistées par IA) a coûté un ordre de grandeur modeste, l'équivalent de quelques heures de télé. On l'affiche aussi, par cohérence : on ne demande pas aux autres une transparence qu'on ne s'applique pas.