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L'IA au bureau toute l'année : quelle consommation réelle ?

Tous les comparatifs

3,6 kWh d'électricité, 3,6 litres d'eau et 2,4 kg de CO₂ par an : voilà ce que représente un usage intensif de l'IA pour un salarié au bureau, en reprenant l'hypothèse de 12 000 prompts par an de ce site. De quoi remettre en perspective un poste de consommation souvent pointé du doigt.

Ordinateur portable allumé un an25 000 Wh
IA d'un salarié sur un an (usage intensif)3 600 Wh
Verdict

Même dans l'hypothèse d'un usage intensif (12 000 prompts par an, environ 33 par jour), l'IA d'un salarié consomme 3,6 kWh d'électricité sur un an : à peine 14 % de ce que consomme un simple ordinateur portable laissé allumé toute l'année. Côté eau et CO₂, l'écart est du même ordre : quelques litres et l'équivalent de 14 km en voiture, sur toute une année de travail.

Chiffres mis à jour le 30 juin 2026

Combien de prompts IA un salarié envoie-t-il en un an ?

12 000 prompts par an, c'est l'hypothèse d'usage intensif retenue par ce site pour un utilisateur actif, soit environ 33 requêtes par jour ouvré. Ce n'est pas une moyenne mesurée poste par poste : à l'échelle mondiale, les 700 millions d'utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT envoient environ 18 milliards de messages par semaine, soit environ 26 par personne et par semaine, tous usages confondus. Et la part réellement professionnelle de ces messages a reculé, de 47 % à 27 % entre juin 2024 et juin 2025 (NBER / OpenAI) : la majorité de l'usage de l'IA grand public reste personnelle, pas professionnelle.

Quelle électricité cela représente-t-il sur une année ?

3,6 kWh par an, c'est la consommation électrique de ces 12 000 prompts, en reprenant le coût moyen d'un prompt texte de ce site (0,3 Wh, sourcé Epoch AI et Google Cloud). Concrètement, c'est environ 14 % de l'électricité d'un ordinateur portable allumé toute l'année (≈ 25 kWh), et une fraction de ce que pèse n'importe quel autre appareil de bureau sur douze mois.

Et pour l'eau et le CO₂ ?

3,6 litres d'eau et 2,4 kg de CO₂ par an, c'est ce que représentent ces mêmes 12 000 prompts (0,3 mL et 0,2 g par prompt, mêmes sources). Ces 3,6 litres, c'est moins d'un dixième d'une seule douche de 5 minutes (≈ 50 litres). Ces 2,4 kg de CO₂, c'est l'équivalent d'environ 14 km parcourus en voiture, sur toute une année de travail.

Tous les salariés consomment-ils autant ?

Non, largement moins pour la plupart : en France, seuls 21 % des cadres utilisent l'IA générative quotidiennement en 2026 (contre 12 % un an plus tôt), et 50 % l'utilisent au moins une fois par semaine, selon le baromètre de l'Apec. Le calcul ci-dessus est une hypothèse haute ; la majorité des salariés se situe bien en dessous. À l'inverse, un usage plus poussé (raisonnement, analyse de code) peut multiplier la note par 65 à 70 : un prompt de raisonnement coûte environ 20 Wh, contre 0,3 Wh pour un prompt texte standard.

Faut-il culpabiliser d'utiliser l'IA au bureau ?

Non : à l'échelle d'un seul salarié, même dans l'hypothèse haute, l'empreinte reste minuscule face à beaucoup d'autres gestes numériques et physiques du quotidien. Le vrai enjeu n'est pas le prompt individuel, mais l'addition à l'échelle de millions de salariés qui l'utilisent chaque jour : c'est l'échelle qui change tout, pas le geste isolé.

Équivalences liées

Sources

Questions fréquentes

Combien de prompts IA un salarié envoie-t-il par an ?+

Ce site retient une hypothèse d'usage intensif de 12 000 prompts par an (~33/jour) pour un utilisateur actif. Dans les faits, la majorité des salariés est en dessous : seuls 21 % des cadres français utilisent l'IA quotidiennement en 2026 (Apec).

L'IA d'un salarié pollue-t-elle beaucoup en CO₂ ?+

Non : même dans l'hypothèse haute, ces 12 000 prompts émettent environ 2,4 kg de CO₂ sur un an, l'équivalent d'à peine 14 km parcourus en voiture.

La consommation change-t-elle selon le type de requête ?+

Oui, fortement : un prompt de raisonnement coûte environ 20 Wh contre 0,3 Wh pour un prompt texte standard, soit 65 à 70 fois plus. Le mode « Convertir » du site permet de simuler son propre usage.

Pour aller plus loin